L’assemblée générale 2025 d’À Fleur de Pierre a eu lieu le samedi 21 juin , de 14h à 16h30 au jardin des Cerises, quartier du Pigeonnier, Digne-les-bains !

C’était une journée très chaude et ensoleillée, entre les boissons rafraichissantes de la buvette et la musique douce et joyeuse des percussions de Sambadinha. L’AG 2025 d’À Fleur de Pierre s’est tenue le samedi 21 juin, dans une ambiance chaleureuse, généreuse et attentive.
Des plats partagés, des sourires , des discussions … Et surtout, la force tranquille d’un collectif réuni autour d’un même engagement : prendre soin de la terre, et de l’humain.
Une AG participative et conviviale
À partir de 11h, les musicien·nes de Sambadinha ont donné le ton : vivant, engagé, festif. Puis ce fut au tour du repas partagé jusque 13h45.
À 14h nous avons commencé l’assemblée générale en plénière pour changer.
30 personnes étaient présentes physiquement, et 51 voix se sont exprimées grâce aux procurations : quorum atteint, l’assemblée pouvait délibérer.
On retiendra :
- Un rapport moral à plusieurs voix, porté par Françoise, Hervé, Sonia et Thérèse (membres du Conseil d’administration collégial), voté à une très large majorité.
- Un rapport d’activités introduit de façon ludique avec un quizz, qui a permis de retracer les grands axes de cette année charnière.
- Un rapport financier présenté par Camille ( coordinatrice administrative et financière) et Hervé ( membre du collège finance), qui reflète les tensions économiques actuelles, malgré une gestion rigoureuse.
Vers une nouvelle étape collective
Cette AG a été aussi l’occasion de partager les premières pistes de l’accompagnement DLA (Dispositif Local d’Accompagnement), engagé depuis quelques mois pour penser l’avenir de l’association.
Le constat posé collectivement est clair : notre modèle actuel, basé sur un engagement intense d’une équipe salariée avec des moyens limités, n’est plus soutenable à long terme.
Trois scénarios ont été esquissés :
- Poursuivre “comme avant” : Un fonctionnement reposant sur des financements irréalistes, qui mènerait à l’épuisement des personnes les plus investies et à une impasse économique.
- Réduire l’activité : possible sur le plan comptable, mais au prix d’un appauvrissement de notre impact social et humain.
- Construire une transition accompagnée : c’est la voie que nous avons choisi de privilégier, un scénario où les adhérent·es prennent une part plus importante au fonctionnement de l’association tant dans les jardins que la vie associative.
Un cap exigeant, mais qui ouvre des perspectives. Reste une question cruciale : et si cela ne suffit pas ?
Nous avons aussi évoqué, les deux dernières options si nous n’arrivons pas à rééquilibrer notre modèle :
- Fonctionner uniquement sur bénévolat, sans garantie de pouvoir maintenir notre accessibilité et nos missions sociales
- Ou envisager la fermeture complète de l’association, ce que nous souhaitons éviter.
Nous sommes donc à un moment charnière : lucides mais déterminé·es à agir collectivement pour préserver ce que nous avons construit.
Un renouvellement du collectif d’animation
Cette AG a aussi permis d’élargir l’équipe du Conseil d’Animation et de Concertation :
- Florence, Guy et Thérèse ont vu leur mandat renouvelé.
- Deux nouvelles personnes rejoignent le CAC : Bruno Rigaux et Maria Perez Garino.
Bienvenue à elles et eux, et merci à toutes celles et ceux qui s’investissent, chacun·e à sa manière, dans la vie de l’association.
“Prendre soin” : ce que l’association a changé pour vous
Pendant cette journée, une “ligne du cœur” préparée par Annick invitait chacun·e à écrire ce que l’association avait transformé dans sa vie.
Des mots simples, parfois drôles, souvent touchants :
« J’ai appris à mieux écouter les autres »
« J’ai découvert qu’on peut jardiner… et se découvrir soi-même »
« Sortir du béton ! Ouf ! »
« Cela m’a permis de rencontrer l’improbable… »
« J’ai appris qu’on peut aider les autres poliment ! »
« Cela a changé mon regard sur le groupe »
« Côtoyer des jardiniers avec un grand brassage social »
« Ce n’est pas tant le jardin qui compte, mais les relations humaines qu’il permet »
« Prendre soin de l’humain tout en prenant soin de la terre »
Une belle synthèse : le jardin est aussi un moyen pour cultiver la biodiversité… humaine.







Voici les différents rapports présentés lors de cette journée :